Le Conseil national a approuvé ce jeudi à Berne le postulat Derder pour une feuille de route en vue de doubler le réseau Swissnex. C’est une belle reconnaissance du travail effectué par toute l’équipe Swissnex depuis dix ans, et une bonne nouvelle pour la Suisse.

Notre pays est un nain politique, mais une puissance scientifique. Elle doit donc utiliser sa force économique et scientifique pour doper sa force diplomatique. En un mot: développer sa diplomatie scientifique. Le postulat pour doubler le réseau Swissnex sera l’occasion de renforcer notre vraie stratégie en matière de diplomatie scientifique.

Les Swissnex sont des ambassades de la science suisse, présentes aujourd’hui dans cinq pays, aux Etats-Unis (San Francisco et Boston), Singapour, Chine (Shanghai) en Inde (Bangalore) et au Brésil. Ce sont de véritables relais à l’étranger de la puissance scientifique suisse. Leur structure est assez originale : entre deux départements: une émanation du Secrétariat d’Etat à la recherche, gérés conjointement avec le DFAE. Le modèle de financement est aussi particulier, basé sur un partenariat “public-privé”. Les Swissnex sont au bénéfice d’un contrat de prestation avec la Confédération et doivent lever une partie considérable des fonds. Ils sont donc peu coûteux pour les finances publiques.

Ils coûtent peu, et rapportent beaucoup à la Suisse. Au vu de l’utilité de la structure et de son faible coût, il paraît judicieux d’étendre notre réseau aux principaux pays partenaires (et concurrents), spécialisés dans les sciences et technologies, je pense notamment en premier lieu à l’Asie, Corée du Sud et Japon, ou bien entendu Israël.

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Fathi Derder

Conseiller national depuis décembre 2011, réélu en 2015, Fathi Derder (45 ans) est membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture. Il y défend une politique d’innovation active, et des conditions-cadres encourageant la recherche et le transfert technologique. Fathi Derder préside en outre l’association Le Réseau, un groupe de start-up, d’entreprises et de Hautes Ecoles suisses engagées pour l’entrepreneuriat et l’innovation. Journaliste, il fut notamment rédacteur en chef adjoint à la Radio suisse romande, puis rédacteur en chef de La Télé, avant de devenir journaliste indépendant. Il collabore notamment avec le journal Le Temps. En 2015, il publie « Le prochain Google sera suisse (à dix conditions) », aux éditions Slatkine.

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