Et de deux. Après l’acquisition de Composyt Light Labs, Intel vient d’acquérir un deuxième spin-off de l’EPFL : Lemoptix. Il y a cependant une différence de taille.

Composyt n’a été créée qu’en décembre 2013, alors que Lemoptix a été fondée en 2008 et emploie près d’une quarantaine de personnes. Cela signifie que la présence du géant américain, qui ne va pas déplacer ces entreprises, va devenir particulièrement significative sur le campus de l’EPFL.

Pour le reste, l’acquisition de Lemoptix est logique. D’une part, comme Composyt Light labs, la société va intégrer la division “New Devices” d’Intel qui prévoit le développement de «wearables ». D’autre part, la complémentarité des deux entreprises qui collaboraient déjà est évidente. En substance, Composyt a développé l’écran et Lemoptix le projecteur. La première a mis au point une technologie de traitement photonique des verres, par exemple de lunettes, qui permet d’afficher des hologrammes dans le champ de vision (le principe de la réalité augmentée). Sur la base de dix ans de recherche au sein du laboratoire du professeur Philippe Renaud à l’EPFL, la seconde est parvenue à miniaturiser, sur une puce, un projecteur laser. Ce dernier a, entre autres, l’avantage de se passer de réglage optique pour diffuser une image de qualité.

Google Glass Swiss made

L’horlogerie suisse produira-t-elle une smartwatch capable de concurrencer la montre connectée d’Apple? C’est la question qui domine actuellement le monde des « wearables ». Or, la surprise pourrait donc bien venir du côté des lunettes. L’association de Composyt et de Lemoptix, renforcée par la puissance financière et commerciale d’Intel – qui a opéré un véritable Blitzkrieg pour racheter ces deux sociétés – laisse entrevoir la mise au point de lunettes connectées autrement plus efficaces et confortables que feues les Google Glass.

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Par Fabrice Delaye, Bilan 25.03.2015

 

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Fathi Derder

Conseiller national depuis décembre 2011, réélu en 2015, Fathi Derder (45 ans) est membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture. Il y défend une politique d’innovation active, et des conditions-cadres encourageant la recherche et le transfert technologique. Fathi Derder préside en outre l’association Le Réseau, un groupe de start-up, d’entreprises et de Hautes Ecoles suisses engagées pour l’entrepreneuriat et l’innovation. Journaliste, il fut notamment rédacteur en chef adjoint à la Radio suisse romande, puis rédacteur en chef de La Télé, avant de devenir journaliste indépendant. Il collabore notamment avec le journal Le Temps. En 2015, il publie « Le prochain Google sera suisse (à dix conditions) », aux éditions Slatkine.

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