Via le rachat de la start-up Composyt Light Labs, le géant des semi-conducteurs ouvre un labo dans le quartier de l’innovation fondé par Patrick Aebischer.

Le numéro un mondial des semi-conducteurs Intel aura désormais un laboratoire sur le campus de l’EPFL. Cette arrivée s’est faite par le biais du rachat d’une start-up sélectionnée l’an dernier par Bilan dans les 50 startup suisses dans lesquelles investir, Composyt Light Lab. Elle a, en effet, trouvé une solution au principal problème des lunettes de réalité augmentée qui vient d’amener Google à interrompre la commercialisation de son produit phare dans ce domaine: les Google Glass.

L’adoption des Google Glass a été freinée par la mauvaise esthétique et le faible aspect pratique du produit. Spin-off du laboratoire de photonique de l’EPFL, Composyt Light Labs a développé une technologie de traitements des verres qui associé à un micro projecteur laser fait apparaître des hologrammes en haute définition dans le champ de vision. Cela permet d’integrer le dispositif dans des lunettes existantes et de faire apparaitre des informations directement sur la rétine, sans géner le reste de la vision.

L’entreprise doit encore porter cette technologie à maturité en particulier en développant ses outils de traitement des verres. L’arrivée d’Intel, qui construit depuis deux ans un ecosystème dans le domaine de la réalité augmentée, devrait cependant accélérer ce développement. L’ouverture d’un labo à l’EPFL ouvre aussi de nouvelles perspectives à l’ensemble des entreprises de micro-électroniques de la région à commencer par Lemoptix, une autre start-up de l’EPFL, qui a développé le micro-projecteur laser de Composyt.

Par Fabrice Delaye, Bilan 21.01.2015

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Fathi Derder

Conseiller national depuis décembre 2011, réélu en 2015, Fathi Derder (45 ans) est membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture. Il y défend une politique d’innovation active, et des conditions-cadres encourageant la recherche et le transfert technologique. Fathi Derder préside en outre l’association Le Réseau, un groupe de start-up, d’entreprises et de Hautes Ecoles suisses engagées pour l’entrepreneuriat et l’innovation. Journaliste, il fut notamment rédacteur en chef adjoint à la Radio suisse romande, puis rédacteur en chef de La Télé, avant de devenir journaliste indépendant. Il collabore notamment avec le journal Le Temps. En 2015, il publie « Le prochain Google sera suisse (à dix conditions) », aux éditions Slatkine.

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