A l’invitation du groupe parlementaire start-up, l’économie innovante obtient son premier rendez-vous de travail avec la Suisse officielle.

A un moment où la force du franc rend la question de la compétitivité de l’économie helvétique cruciale, la capacité d’innovation du pays est présentée comme l’une des principales pistes susceptibles de générer le surcroît de valeur ajoutée nécessaire à notre prospérité.

Malheureusement, l’innovation ne se décrète pas. Il faut l’enrichir et la nourrir. Y compris au travers de conditions-cadres favorables que ne se privent pas d’exploiter des pays concurrents. Améliorer ces conditions-cadres est précisément l’objet de la première conférence Lift sous la coupole qui se tient ce 18 mars au Palais Fédéral, à Berne.

Il y a un an, suite à la présentation des 50 start-up de Bilan dans le cadre de la conférence Lift à Genève, notre magazine s’est joint à l’association des entrepreneurs innovants Le Réseau pour lancer un manifeste pro-start-up. Il proposait de soutenir une dizaine de mesures ciblées en faveur de ces jeunes entreprises. Signé par plus de 750 personnes et entreprises, ce manifeste trouve maintenant un prolongement au travers du premier événement dédié à faire se rencontrer et collaborer ces jeunes entrepreneurs avec les décideurs politiques et administratifs du pays.

Lors de cette première édition, des entrepreneurs comme Peter Ohnemus, CEO de Dacadoo, Carlos Moreira, CEO de Wisekey, Christophe Moser, co-fondateur de Composyt Light labs (un spin off de l’EPFL récemment racheté par Intel) ainsi que le capital-risqueur Alain Nicod vont non seulement exposer les obstacles à l’épanouissement des start-up en Suisse mais aussi faire un certain nombre de propositions. «Nous avons choisi un format nerveux avec des présentations courtes des difficultés concrètes rencontrées par les start-up suivies de trois propositions de solutions à débattre», précise Abir Oreibi, la présidente de Lift.

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Par Fabrice Delaye, Bilan 18.03.2015

 

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Fathi Derder

Conseiller national depuis décembre 2011, réélu en 2015, Fathi Derder (45 ans) est membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture. Il y défend une politique d’innovation active, et des conditions-cadres encourageant la recherche et le transfert technologique. Fathi Derder préside en outre l’association Le Réseau, un groupe de start-up, d’entreprises et de Hautes Ecoles suisses engagées pour l’entrepreneuriat et l’innovation. Journaliste, il fut notamment rédacteur en chef adjoint à la Radio suisse romande, puis rédacteur en chef de La Télé, avant de devenir journaliste indépendant. Il collabore notamment avec le journal Le Temps. En 2015, il publie « Le prochain Google sera suisse (à dix conditions) », aux éditions Slatkine.

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