Manifeste digital pour la Suisse

La Suisse doit jouer un rôle prépondérant sur le plan mondial dans la transformation digitale. Elle a jusqu’à présent prouvé qu’elle peut légitimer le changement technologique et social sur le plan démocratique. C’est une condition centrale pour que la population porte ce changement et reconnaisse le fort potentiel et les chances de la digitalisation.

Société

Il est important que les acteurs de la transformation digitale, les digital shapers, entretiennent un dialogue permanent avec la population. Ils se concentrent sur les chances, le potentiel et les défis pour la Suisse dans les années à venir.

Réglementation

La réglementation doit en premier lieu permettre l’émergence de nouvelles idées au lieu de protéger les modèles d’affaires existants. L’adéquation des lois en vigueur avec la transformation digitale doit être examinée.

Infrastructures

Les données appartiennent à l’infrastructure de la Suisse, au même titre que les réseaux routiers, ferrés et électriques. Elles ont une grande valeur. L’État et l’économie sont tenus de générer une plus-value à partir de ces données. Avec ses données, l’État doit assumer un rôle précurseur.

Formation

La formation et la créativité sont les matières premières de la Suisse. Créer du contenu digital doit s’apprendre dès le plus jeune âge. Les enseignants doivent ainsi être formés et perfectionnés en conséquence.

Recherche

La Suisse doit devenir un site de recherche de premier plan au niveau mondial dans la transformation digitale. A cette fin, la Confédération doit mettre deux milliards de francs à la disposition de l’ETH de Zurich et de l’EPFL de Lausanne pour les dix prochaines années.

Innovation

Les nouvelles idées ne peuvent être imposables avant de générer des bénéfices. Les fondateurs de sociétés, investisseurs et collaborateurs qui s’engagent auprès d’une start-up, ne peuvent pas être désavantagés fiscalement par rapport à un investissement classique sur le marché des capitaux. Un fonds privé pour l’avenir doit permettre d’avoir suffisamment de capital et d’expertise à la disposition des jeunes entreprises.

Economie

Les modèles d’affaires digitaux sont internationaux. Les stratégies d’entreprises qui se limitent aux frontières nationales n’ont aucune perspective. L’État doit être le partenaire du changement digital – à l’image des États baltes et scandinaves, où l’échange numérique entre les citoyens et l’administration est très avancé. Les grandes sociétés établies ont le devoir de laisser cannibaliser leurs modèles d’affaires dans l’environnent numérique et de soutenir et encourager la collaboration avec les start-ups.

Emplois et prospérité

L’État doit flexibiliser le marché de l’emploi en ce qui concerne la saisie des heures de travail et les modèles de travail. La distinction entre personnes indépendantes et dépendantes devra être abolie. La Suisse dépend des meilleurs talents sur le plan mondial, dans la mesure où l’économie suisse et la science sont hautement spécialisées et que les écoles et hautes-écoles/universités ne peuvent couvrir l’intégralité des besoins.

Si ces conditions sont remplies et mises en œuvre, la Suisse sera le numéro 1 de la transformation digitale enbEurope.

 

Berne, le 22 novembre 2016

manifeste digital

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About Author

Bérengère Miffon

Bérengère est active dans la communication depuis plus de 10 ans. Ses diverses expériences en Suisse et à l'international en communication institutionnelle, communication de marque et de service, stratégie digitale et communication de start-up lui permettent aujourd'hui d'avoir une vision globale et efficace de la communication et du travail de chef de projet qu'elle est heureuse de mettre au service du Réseau.

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